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Martial est fan de Cloclo depuis l'âge de 7 ans et collectionne tout ce qui se rapporte à son idole.
Dans le Chaunois comme partout ailleurs, ils seront quelques milliers à se trémousser ce soir au réveillon sur des chansons de Claude François, l'idole de Martial Drela, à Trosly-Loire. Portrait.
MARTIAL lui trouve toutes les excuses. Le caractère de cochon de Claude François ? « C'était un perfectionniste. Il avait plusieurs dizaines de personnes à gérer. Que voulez-vous ? »
À ses côtés, son amie Martine acquiesce mollement. Elle n'est pas mordue de Claude François comme Martial. Un peu quand même… par la force des choses. « Même le soir il écoute sa musique avec son
casque sur les oreilles », se marre-t-elle.
Premier déclic à la radio
Voilà 30 ans que « Cloclo » a quitté le monde des vivants mais pas celui de la musique. Ce soir, dans les réveillons de la Saint-Sylvestre de Chauny à Nice et de Brest à Besançon, on va se
trémousser sur Alexandrie-Alexandra, Magnolias for ever et on en passe.
À Trosly-Loire, Martial Drela avoue cash qu'il ne sait pas danser. Sur du Cloclo ou sur autre chose. Lui est juste fan de l'artiste.
« La première fois que je l'ai entendu, c'était à la radio. C'était en 1969 et il interprétait Les ballons rouges. J'avais 7 ans et ça a fait tilt dans mon esprit », raconte-t-il.
Un déclic confirmé à l'adolescence. Le poste de radio a laissé sa place au poste de télé. « En noir et blanc à l'époque », se souvient Martial.
Et d'enchaîner : « Moi, j'adorais les chorégraphies et les fringues de l'époque. Et les musiques bien sûr. Alors comme tout fan, j'ai commencé à collectionner posters, magazines, disques… »
Un bout de peignoir récupéré
Dans la trop petite maison de Trosly, comme aime à le rappeler son amie Martine, le moindre espace est trusté par du Cloclo. Même entre les bouteilles du bar, c'est dire !
« C'est simple : j'ai l'intégrale
des 45 tours et 33 tours de l'époque Quant aux rééditions, il m'en manque six. Je cherche toujours après dans des vide-greniers ou des bourses d'échanges. tenez, j'aimerai bien mettre la main
aussi sur un disque 25 cm intitulé Claude François chante pour les enfants. Mes titres préférés ? Ce ne sont pas les plus connus. Je dirais Un monde de musique, Pardon et Y'a le printemps qui
chante ».
Mais ce dont il est le plus fier Martial, c'est du morceau de peignoir de son idole. Après un passage sur une radio locale, une auditrice a envoyé à la station un morceau du fameux vêtement,
récupéré lors d'un concert en 1977. « La radio m'en a envoyé un petit morceau. Je l'ai mis sous verre… »
Et que dire de ces quelques maquettes introuvables dans le commerce. Comme ce titre Méditerranée. « Je ne vous dirai pas comment je l'ai eu. Disons qu'il faut avoir des contacts au sein des maisons
de disques », sourit le Chaunois.
« À sa mort j'étais bouleversé »
Celui-ci n'a pas eu la curiosité de comptabiliser tous les disques, livres et DVD qu'il a amassés depuis tant d'années. « Plusieurs centaines », lance-t-il à la louche.
Pour cet inconditionnel et tous les autres fans, Cloclo est parti trop tôt. Bien sûr que Martial se souvient de ce flash spécial diffusé à la télévision ce 11 mars 1978.
« Claude devait faire une émission avec Michel Drucker en direct, comme c'était la règle à l'époque. Il est mort quelques heures plus tôt dans les circonstances que chacun connaît. J'étais
effondré, se remémore Martial les yeux rougis par l'émotion. Beaucoup de gens en ont fait un mythe après sa mort. Mais pour moi, ça n'aurait rien changé. J'aurais été fan encore et toujours ».
Ludovic Barbarossa
Article paru le : 31 décembre 2008
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